Cette performance prend la forme d’un protocole instable, où gestes d’anniversaire et gestes de deuil se croisent et se mêlent. Deux rituels s’y croisent et s’y mélangent de manière aléatoire : celui de l’anniversaire et celui du deuil.
Tantôt le corps accompli des gestes festifs — souffler des bougies — tantôt des gestes de deuil — incliner le corps, suspendre la célébration dans le silence…

Par ce glissement constant entre gestes festifs et gestes funéraires, la performance révèle les similitudes entre ces deux pratiques ritualisées : se rassembler, marquer une présence, faire mémoire, inscrire un événement dans le temps. Le protocole crée un espace suspendu, où présence et absence coexistent, invitant à percevoir les gestes comme des outils pour dire le manque, la perte, mais aussi la persistance de la mémoire collective.

« Les anniversaires qui n’ont pas eu lieu« , Performance, Exposition Ce qu’il reste à fêter, Les Arches Citoyennes, 2025

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